Aide à l’évaluation des acquis des élèves en fin d’école maternelle
Aide à l’évaluation des acquis des élèves en fin d’école maternelle. S’approprier le langage - Découvrir l'écrit - Découvrir le monde - Devenir élève.
Le ministère publie un outil d’aide à l’évaluation en fin de maternelle. Facile d’accès, il ne se contente pas de proposer des situations d’évaluation mais va jusqu’à l’analyse des erreurs et la proposition de pistes d’entraînement et de remédiation. Il doit donc trouver sa place dans une réflexion sur l’évaluation en maternelle.
[ Mots-clés : compétence de l'élève, cycle des apprentissages fondamentaux (cycle 2), évaluation de l'élève, grande section (GS), maternelle (préélémentaire) ]
[ Outil ]
Le ministère de l’Éducation nationale a publié en février 2010 un document d’Aide à l’évaluation des acquis des élèves en fin d’école maternelle. Pour accéder au document, cliquez ici.
Ce document se présente comme un ensemble de ressources mises au service des enseignants et non comme un protocole d’évaluation rigide et obligatoire. Ce n’est donc pas un outil à n’utiliser qu’une seule fois, à un moment précis de l’année réservé à l’évaluation, mais au contraire un outil de référence qui propose des situations d’évaluation à utiliser tout au long de l’année.
Chaque situation d’évaluation s’accompagne ;
- d’une aide à analyse des productions des élèves,
- d’une aide à l’analyse des éventuelles sources d’erreurs ainsi que
- de pistes de remédiation ou d’entraînement.
Ce document peut donc aussi être utilisé comme une aide à la construction de séquences d’apprentissage.
Il précise les enjeux et les modalités de l’évaluation en maternelle :
- le principe d’un bilan des acquisitions en fin de maternelle est fixé par la circulaire 2008-155 du 24-11-2008 définissant le livret scolaire,
- bien qu’il soit question de bilan de fin de maternelle, il est important de "prendre en compte les progrès de l’élève sur toute sa scolarité en maternelle".
- Il est essentiel de faire référence aux programmes de l’école maternelle pour couvrir l’ensemble des compétences et des connaissances mais "sans anticiper sur les objectifs de l’école élémentaire",
- l’évaluation en maternelle peut se faire "soit par observation directe des élèves en situation de classe ou par l’observation de leurs productions à l’aide d’un guide d’observation, soit par des prises d’information dans des situations conçues pour l’évaluation. Ces démarches ne s’opposent pas mais sont complémentaires".
Le document laisse toute sa place à l’autonomie de l’enseignant :
- certaines situations sont conçues pour être adaptées par l’enseignant au contexte de la classe,
- les situations proposées privilégient parmi les compétences citées dans les programmes "celles qui sont les plus déterminantes pour la réussite scolaire ultérieure de l’élève". Les "essentiels de la maternelle", en somme. Cependant, ces situations "ne sauraient constituer la totalité des acquis évalués". A l’enseignant de compléter.
- C’est à l’enseignant de choisir la modalité d’évaluation la mieux adaptée.
Un guide d’observation
Il est entendu que l’évaluation en maternelle peut se faire autant par l’observation des comportements et des productions que par des situations aménagées pour l’évaluation. Cependant, les enseignants sont souvent démunis pour observer leurs élèves à des fins d’évaluation. Quels critères d’observation retenir ? L’un des atouts de ce document est de proposer des guides d’observation qui pourraient très facilement se traduire en grilles d’observation, grilles qui permettent aux enseignants de mettre en évidence des profils d’élèves pour envisager la différenciation.
Points de vigilance
Malgré la qualité de ce document, il ne faut pas oublier la tension, perpétuelle en maternelle, entre la nécessité de fonctionner comme une école, et donc d’évaluer les acquis, et la nécessité de laisser du temps aux élèves pour vivre leur vie d’enfant et faire les apprentissages en fonction de leur maturité, lire sur sitEColes le dossier : les évaluations en maternelle.
Il ne faudrait pas que ce document, par son côté facile d’accès et rassurant pour les enseignants, fasse pencher la balance du côté de l’évaluation à tout va…
Il ne faudrait surtout pas non plus que, dans leur désir d’utiliser le document mis à leur disposition par le ministère afin de rationnaliser leur approche de l’évaluation, les enseignants de maternelle perdent tout regard critique sur celui-ci. N’oublions pas qu’il est conçu comme un ensemble de ressources mis à la disposition des enseignants et non comme un protocole d’évaluations rigide et obligatoire, à la façon des évaluations de CE1 et de CM 2. C’est donc à l’enseignant de choisir parmi les évaluations proposées celles qui lui seront le plus utiles et qui correspondront le mieux au profil de ses élèves. Il doit aussi porter un regard critique sur les dispositifs proposés et ne pas hésiter à les adapter. Il n’ira pas en cela contre l’esprit du document proposé, puisque certaines ressources sont conçues dès le départ pour être adaptées par l’enseignant au contexte de la classe.
L’adaptation la plus évidente consiste à aménager certaines évaluations afin de limiter le temps nécessaire à leur passation. Inutile de passer trop de temps à évaluation au détriment des apprentissages… Pour certains élèves de maternelle, répondre à l’injonction "écris ton prénom", présente sur toutes les fiches, prend déjà beaucoup de temps et peut placer d’entrée de jeu en difficulté. Certaines fiches élèves comportent plus d’items qu’il n’est nécessaire pour évaluer l’acquisition de la connaissance ou capacité visée. Prenons par exemple la fiche DM 2 (découvrir les formes et les grandeurs), où il s’agit de colorier de couleurs différentes les rectangles, les ronds, les triangles et les carrés. Le nombre de figures à colorier est si important que, quelque soit le temps laissé par l’enseignant, beaucoup d’élèves en oublient par perte de concentration ou de motivation, problème qui s’aggrave s’il s’agit d’un élève consciencieux qui s’efforce de colorier uniformément et sans dépasser. C’est donc à l’enseignant soit de refaire la fiche en limitant le nombre de figures à colorier, soit de modifier la consigne en demandant à l’élève de faire une croix dans les figures au lieu de les colorier. On peut également donner pour exemple la fiche DM 6 (résoudre des problèmes portant sur des quantités) dont la consigne est si complexe et si longue qu’elle peut placer en échec des élèves ayant en réalité acquis la compétence testée. L’enseignant qui s’est livré à une analyse critique de cette tâche peut facilement adapter la situation en la proposant dans le cadre d’un atelier de manipulation.
Pour pousser plus loin l’analyse, les enseignants pourront prendre connaissances de l’analyse critique qu’on fait certains didacticiens des outils d’évaluation proposés.
Rémi Brissiaud souligne le fait que l’activité de comptage proposée dans la fiche MD 3 (compter une collection et inscrire le nombre dans la case) devrait être complétée par une activité de type « Donne-moi… objets ». En effet, de nombreux élèves ont automatisé les procédures de comptage enseignées à l’école sans pour autant avoir acquis la notion de quantité. Autrement dit, un élève peut compter sans erreur une collection de 12 objets mais se trouver en échec lorsqu’on lui demande d’apporter 5 crayons. M. Brissiaud recommande que soient repérés dès le début de la grande section les élèves pour lesquels l’écart de performance entre les deux épreuves est important de façon à faire le nécessaire pour remédier au difficultés de ceux dont la "pseudo réussite" à l’épreuve de comptage cache de réelles difficultés de conceptualisation des premiers nombres. (Lire l’article de Rémi Brissiaud).
Philippe Boisseau, IEN honoraire et spécialiste de l’enseignement en maternelle, quant à lui, souligne la qualité des items permettant d’évaluer "découvrir l’écrit" ainsi que de ceux évaluant la compréhension orale, mais est beaucoup plus réservé pour ce qui est des items visant à évaluer la production d’oral. Il dénonce, entre autres, des critères d’évaluation qui exigent "une syntaxe proche de celle de l’écrit" ce qui amène à considérer comme "justes" des phrases telles que "La petite poule habitait dans la forêt. Un renard habitait aussi dans la forêt" alors que seront considérées comme "fausses" des phrases telles que "C’est l’histoire d’une petite pour qu’habitait dans une forêt où y’avait aussi un renard", qui témoignent pourtant de capacités d’expression orale et d’utilisation des phrases complexes plus avancées. (Lire l’article de Philippe Boisseau).
Enfin, n’oublions pas que l’évaluation doit remplir trois fonctions :
- mesurer les progrès
- mesurer les écarts avec une norme (les programmes)
- valoriser.
Ce dernier point apparaît comme absent du document proposé par le ministère. Aux enseignants d’y remédier, par exemple grâce à des outils comme les cahiers de réussite en maternelle, le dialogue avec les élèves et avec les parents.
Comment travailler en équipe à partir de ce document ?
Quelques pistes :
- Analyser le document en équipe d’enseignants de maternelle. Le document cible les plus déterminantes pour la réussite ultérieure de l’élève. Ces compétences sont-elles aussi la priorité de l’ensemble de l’équipe de maternelle ? D’autre part, le document est centré sur les objectifs et les compétences de fin d’école maternelle. L’équipe sait-elle s’y limiter sans anticiper sur des objectifs qui relèvent de l’école élémentaire, du moins pour ce qui est de l’évaluation ? Ces interrogations peuvent déboucher sur une révision de la répartition des apprentissages dans les différentes classes.
- Utiliser l’analyse des résultats pour mettre en place de l’aide personnalisée en GS.
- Travailler sur l’analyse des résultats avec les enseignants de CP qui auront ainsi une image du profil de la classe et de ses besoins.
- Utiliser l’analyse des résultats pour mettre en place l’aide personnalisée en début de CP. Par exemple, si les résultats révèlent que l’ensemble de la classe a des résultats assez faibles dans un domaine, on peut proposer l’aide personnalisée dans ce domaine à l’ensemble des élèves en début de CP, en les prenant par petits groupes. Cela a l’avantage de ne pas démarrer l’année de CP par des évaluations et de ne pas stigmatiser certains élèves en leur proposant de l’aide personnalisée dès le début de l’année.
Ressources pour l’évaluation en maternelle :
- Circulaire N°2001-148 du 27-7-2001 : évaluation et aide aux apprentissages en grande section de maternelle et en cours préparatoire : identification des compétences et repérage des difficultés des élèves.
- Roegiers, X (2004). L’école et l’évaluation. Des situations pour évaluer les compétences des élèves. Bruxelles, De Boeck.
- M. Pagin, R. Monier, M. Guilbert, R. Tavernier (1992) L’évaluation en maternelle, Bordas.
- En maternelle, penser l’évaluation comme un dispositif créateur d’événements, Marie-Thérèse Zerbato-Poudou,
- réflexion sur les cahiers de vie, situations d’évaluation en petite section etc. (attention, publié en 2004, très intéressant mais pas de référence aux programmes de 2008)
- Banque d´outils d´aide à l´évaluation diagnostique
- Évaluation de l’apprenti lecteur, (GS) Livret de l’élève.
Ce document se présente comme un ensemble de ressources mises au service des enseignants et non comme un protocole d’évaluation rigide et obligatoire. Ce n’est donc pas un outil à n’utiliser qu’une seule fois, à un moment précis de l’année réservé à l’évaluation, mais au contraire un outil de référence qui propose des situations d’évaluation à utiliser tout au long de l’année.
Chaque situation d’évaluation s’accompagne ;
- d’une aide à analyse des productions des élèves,
- d’une aide à l’analyse des éventuelles sources d’erreurs ainsi que
- de pistes de remédiation ou d’entraînement.
Ce document peut donc aussi être utilisé comme une aide à la construction de séquences d’apprentissage.
Il précise les enjeux et les modalités de l’évaluation en maternelle :
- le principe d’un bilan des acquisitions en fin de maternelle est fixé par la circulaire 2008-155 du 24-11-2008 définissant le livret scolaire,
- bien qu’il soit question de bilan de fin de maternelle, il est important de "prendre en compte les progrès de l’élève sur toute sa scolarité en maternelle".
- Il est essentiel de faire référence aux programmes de l’école maternelle pour couvrir l’ensemble des compétences et des connaissances mais "sans anticiper sur les objectifs de l’école élémentaire",
- l’évaluation en maternelle peut se faire "soit par observation directe des élèves en situation de classe ou par l’observation de leurs productions à l’aide d’un guide d’observation, soit par des prises d’information dans des situations conçues pour l’évaluation. Ces démarches ne s’opposent pas mais sont complémentaires".
Le document laisse toute sa place à l’autonomie de l’enseignant :
- certaines situations sont conçues pour être adaptées par l’enseignant au contexte de la classe,
- les situations proposées privilégient parmi les compétences citées dans les programmes "celles qui sont les plus déterminantes pour la réussite scolaire ultérieure de l’élève". Les "essentiels de la maternelle", en somme. Cependant, ces situations "ne sauraient constituer la totalité des acquis évalués". A l’enseignant de compléter.
- C’est à l’enseignant de choisir la modalité d’évaluation la mieux adaptée.
Un guide d’observation
Il est entendu que l’évaluation en maternelle peut se faire autant par l’observation des comportements et des productions que par des situations aménagées pour l’évaluation. Cependant, les enseignants sont souvent démunis pour observer leurs élèves à des fins d’évaluation. Quels critères d’observation retenir ? L’un des atouts de ce document est de proposer des guides d’observation qui pourraient très facilement se traduire en grilles d’observation, grilles qui permettent aux enseignants de mettre en évidence des profils d’élèves pour envisager la différenciation.
Points de vigilance
Malgré la qualité de ce document, il ne faut pas oublier la tension, perpétuelle en maternelle, entre la nécessité de fonctionner comme une école, et donc d’évaluer les acquis, et la nécessité de laisser du temps aux élèves pour vivre leur vie d’enfant et faire les apprentissages en fonction de leur maturité, lire sur sitEColes le dossier : les évaluations en maternelle.
Il ne faudrait pas que ce document, par son côté facile d’accès et rassurant pour les enseignants, fasse pencher la balance du côté de l’évaluation à tout va…
Il ne faudrait surtout pas non plus que, dans leur désir d’utiliser le document mis à leur disposition par le ministère afin de rationnaliser leur approche de l’évaluation, les enseignants de maternelle perdent tout regard critique sur celui-ci. N’oublions pas qu’il est conçu comme un ensemble de ressources mis à la disposition des enseignants et non comme un protocole d’évaluations rigide et obligatoire, à la façon des évaluations de CE1 et de CM 2. C’est donc à l’enseignant de choisir parmi les évaluations proposées celles qui lui seront le plus utiles et qui correspondront le mieux au profil de ses élèves. Il doit aussi porter un regard critique sur les dispositifs proposés et ne pas hésiter à les adapter. Il n’ira pas en cela contre l’esprit du document proposé, puisque certaines ressources sont conçues dès le départ pour être adaptées par l’enseignant au contexte de la classe.
L’adaptation la plus évidente consiste à aménager certaines évaluations afin de limiter le temps nécessaire à leur passation. Inutile de passer trop de temps à évaluation au détriment des apprentissages… Pour certains élèves de maternelle, répondre à l’injonction "écris ton prénom", présente sur toutes les fiches, prend déjà beaucoup de temps et peut placer d’entrée de jeu en difficulté. Certaines fiches élèves comportent plus d’items qu’il n’est nécessaire pour évaluer l’acquisition de la connaissance ou capacité visée. Prenons par exemple la fiche DM 2 (découvrir les formes et les grandeurs), où il s’agit de colorier de couleurs différentes les rectangles, les ronds, les triangles et les carrés. Le nombre de figures à colorier est si important que, quelque soit le temps laissé par l’enseignant, beaucoup d’élèves en oublient par perte de concentration ou de motivation, problème qui s’aggrave s’il s’agit d’un élève consciencieux qui s’efforce de colorier uniformément et sans dépasser. C’est donc à l’enseignant soit de refaire la fiche en limitant le nombre de figures à colorier, soit de modifier la consigne en demandant à l’élève de faire une croix dans les figures au lieu de les colorier. On peut également donner pour exemple la fiche DM 6 (résoudre des problèmes portant sur des quantités) dont la consigne est si complexe et si longue qu’elle peut placer en échec des élèves ayant en réalité acquis la compétence testée. L’enseignant qui s’est livré à une analyse critique de cette tâche peut facilement adapter la situation en la proposant dans le cadre d’un atelier de manipulation.
Pour pousser plus loin l’analyse, les enseignants pourront prendre connaissances de l’analyse critique qu’on fait certains didacticiens des outils d’évaluation proposés.
Rémi Brissiaud souligne le fait que l’activité de comptage proposée dans la fiche MD 3 (compter une collection et inscrire le nombre dans la case) devrait être complétée par une activité de type « Donne-moi… objets ». En effet, de nombreux élèves ont automatisé les procédures de comptage enseignées à l’école sans pour autant avoir acquis la notion de quantité. Autrement dit, un élève peut compter sans erreur une collection de 12 objets mais se trouver en échec lorsqu’on lui demande d’apporter 5 crayons. M. Brissiaud recommande que soient repérés dès le début de la grande section les élèves pour lesquels l’écart de performance entre les deux épreuves est important de façon à faire le nécessaire pour remédier au difficultés de ceux dont la "pseudo réussite" à l’épreuve de comptage cache de réelles difficultés de conceptualisation des premiers nombres. (Lire l’article de Rémi Brissiaud).
Philippe Boisseau, IEN honoraire et spécialiste de l’enseignement en maternelle, quant à lui, souligne la qualité des items permettant d’évaluer "découvrir l’écrit" ainsi que de ceux évaluant la compréhension orale, mais est beaucoup plus réservé pour ce qui est des items visant à évaluer la production d’oral. Il dénonce, entre autres, des critères d’évaluation qui exigent "une syntaxe proche de celle de l’écrit" ce qui amène à considérer comme "justes" des phrases telles que "La petite poule habitait dans la forêt. Un renard habitait aussi dans la forêt" alors que seront considérées comme "fausses" des phrases telles que "C’est l’histoire d’une petite pour qu’habitait dans une forêt où y’avait aussi un renard", qui témoignent pourtant de capacités d’expression orale et d’utilisation des phrases complexes plus avancées. (Lire l’article de Philippe Boisseau).
Enfin, n’oublions pas que l’évaluation doit remplir trois fonctions :
- mesurer les progrès
- mesurer les écarts avec une norme (les programmes)
- valoriser.
Ce dernier point apparaît comme absent du document proposé par le ministère. Aux enseignants d’y remédier, par exemple grâce à des outils comme les cahiers de réussite en maternelle, le dialogue avec les élèves et avec les parents.
Comment travailler en équipe à partir de ce document ?
Quelques pistes :
- Analyser le document en équipe d’enseignants de maternelle. Le document cible les plus déterminantes pour la réussite ultérieure de l’élève. Ces compétences sont-elles aussi la priorité de l’ensemble de l’équipe de maternelle ? D’autre part, le document est centré sur les objectifs et les compétences de fin d’école maternelle. L’équipe sait-elle s’y limiter sans anticiper sur des objectifs qui relèvent de l’école élémentaire, du moins pour ce qui est de l’évaluation ? Ces interrogations peuvent déboucher sur une révision de la répartition des apprentissages dans les différentes classes.
- Utiliser l’analyse des résultats pour mettre en place de l’aide personnalisée en GS.
- Travailler sur l’analyse des résultats avec les enseignants de CP qui auront ainsi une image du profil de la classe et de ses besoins.
- Utiliser l’analyse des résultats pour mettre en place l’aide personnalisée en début de CP. Par exemple, si les résultats révèlent que l’ensemble de la classe a des résultats assez faibles dans un domaine, on peut proposer l’aide personnalisée dans ce domaine à l’ensemble des élèves en début de CP, en les prenant par petits groupes. Cela a l’avantage de ne pas démarrer l’année de CP par des évaluations et de ne pas stigmatiser certains élèves en leur proposant de l’aide personnalisée dès le début de l’année.
Ressources pour l’évaluation en maternelle :
- Circulaire N°2001-148 du 27-7-2001 : évaluation et aide aux apprentissages en grande section de maternelle et en cours préparatoire : identification des compétences et repérage des difficultés des élèves.
- Roegiers, X (2004). L’école et l’évaluation. Des situations pour évaluer les compétences des élèves. Bruxelles, De Boeck.
- M. Pagin, R. Monier, M. Guilbert, R. Tavernier (1992) L’évaluation en maternelle, Bordas.
- En maternelle, penser l’évaluation comme un dispositif créateur d’événements, Marie-Thérèse Zerbato-Poudou,
- réflexion sur les cahiers de vie, situations d’évaluation en petite section etc. (attention, publié en 2004, très intéressant mais pas de référence aux programmes de 2008)
- Banque d´outils d´aide à l´évaluation diagnostique
- Évaluation de l’apprenti lecteur, (GS) Livret de l’élève.

Ce document est issu de www.sitecoles.org
le site de professionnalisation des enseignants du premier degré dans l'Enseignement catholique
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